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viernes, 15 de abril de 2011
Chili : le corps de Salvador Allende bientôt exhumé
La justice chilienne souhaite établir les causes réelles de la mort de l'ancien président socialiste lors du coup d'État mené par Pinochet en 1973. Suicide ? Assassinat ? L'enquête est relancée.
Trente-huit ans plus tard, le mystère autour de la mort de Salvador Allende pourrait bien être levé. La justice chilienne a en effet ordonné vendredi l'exhumation des restes de l'ancien président. Une décision qui intervient dans le cadre d'une enquête rouverte récemment pour établir s'il s'est suicidé ou s'il a été assassiné lors du putsch mené par Augusto Pinochet.
La demande d'exhumation avait été formulée trois jours auparavant par la famille de l'ancien président socialiste. Mais cette requête faisait figure de symbole. En effet, depuis le début de l'année, la justice chilienne procède à de nouvelles investigations portant sur 726 cas crimes commis contre les droits de l'Homme pendant la dictature de Pinochet (1973-90). La mort de Salvador Allende en faisant partie, le juge aurait de toute façon ordonné son exhumation.
Une balle dans le menton
Celle-ci devrait normalement avoir lieu «dans la deuxième quinzaine de mai», a indiqué un porte-parole du pouvoir judiciaire. Suicide ? Assassinat ? Les restes du corps de l'ancien chef d'Etat le diront peut-être. Mais peu après son décès, survenu le 11septembre 1973, une autopsie menée à l'hôpital militaire de Santiago avait établi que Salvador Allende s'était suicidé en se tirant une balle dans le menton, avec un AK47. Il avait 65 ans.
Mais le doute subsiste. Certains de ses fervents partisans ont toujours soutenu que l'ancien président avait été abattu au cours de la prise du palais de la Moneda par les forces de Pinochet. Une hypothèse à laquelle la famille de l'ancien homme fort du Chili adhère peu, bien qu'elle souhaite faire toute la lumière sur les circonstances de cette mort.
Le régime d'Augusto Pinochet a fait 3197 morts et disparus, selon un rapport officiel remis au Chili en 1991. Le dictateur, décédé en 2006 à l'âge de 91 ans, n'a jamais été condamné pour ces crimes.
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» Lourdes peines pour 13 ex-chefs du régime Pinochet
Par Flore Galaud
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jueves, 14 de abril de 2011
Libye : l'OTAN dit avoir besoin de plus d'avions
Divisés sur le volet militaire de l'opération en Libye, les ministres des affaires étrangères de l'OTAN, réunis jusqu'à vendredi à Berlin, cherchaient jeudi 14 avril à serrer les rangs sur les aspects politiques, au lendemain d'une réunion mouvementée du "groupe de contact" à Doha.
En ouverture de la rencontre, jeudi, le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, a estimé que la réunion de la veille avait donné "une bonne base" aux discussions sur les conditions d'un changement politique en Libye, en réclamant le départ de Kadhafi et en octroyant un soutien matériel aux rebelles du Conseil national de transition (CNT). Il a à son tour appelé Kadhafi à quitter le pouvoir. Vivement critiqué par les insurgés, Londres et Paris, qui appellent l'organisation atlantiste à intensifier ses opérations, il a également reconnu que quelques avions supplémentaires permettant de réaliser des attaques au sol sont nécessaires.
A l'heure actuelle, seuls 6 des 28 membres de l'organisation militaire participent activement aux bombardements en Libye – France, Grande-Bretagne, Danemark, Norvège, Belgique et Canada –, Paris et Londres assurant à eux seuls 50 % des sorties. Selon un responsable de l'OTAN, les pays occidentaux manquent de dix avions capables d'exécuter des frappes au sol, des moyens que pourrait fournir Washington, qui dispose d'avions de type A-10 et AC-130 stationnés en Méditerranée.
Pressés par la France et la Grande-Bretagne de revoir leurs contributions à la hausse, l'Espagne, l'Italie, les Pays-Bas et la Suède – non membre de l'OTAN mais représentée à Berlin – n'ont pour l'instant pas accédé à ces demandes. La ministre espagnole, Trinidad Jimenez, a assuré avant la rencontre que Madrid maintiendrait intacte sa contribution de quatre F-18 et d'un avion ravitailleur aux opérations aériennes, tout en remettant en question l'opinion franco-britannique d'un manque de progrès sur le terrain. De son côté, l'Italie n'a pas totalement fermé la porte mais Franco Frattini, le chef de sa diplomatie, a dit qu'il faudrait lui fournir des arguments convaincants.
Anders Fogh Rasmussen a également promis que son organisation continuerait ses opérations en Libye "aussi longtemps que nécessaire" et "ferait tout" pour défendre les civils libyens. Il a précisé que les 28 membres de l'OTAN s'étaient mis d'accord sur une déclaration commune appelant à la poursuite des bombardements tant que les attaques du colonel Kadhafi contre des rebelles libyens se poursuivraient et que ses troupes n'auraient pas regagné leurs casernes. Il a aussi indiqué que cette déclaration rappelait l'engagement des alliés à mettre à disposition de l'organisation aussi longtemps que nécessaire des moyens permettant de maintenir une cadence élevée d'opérations.
UNE SOLUTION "POLITIQUE"
Mais alors qu'il a insisté ces deux derniers jours sur l'importance d'une pression militaire forte et reproché à l'OTAN son manque d'efficacité, le ministre des affaires étrangères français, Alain Juppé, a déclaré à son arrivée dans la capitale allemande qu'il n'y aurait de solution à la question libyenne que politique. "La divergence, elle porte sur les moyens d'atteindre cet objectif [le départ de Kadhafi]", a déclaré le chef de la diplomatie française lors d'une conférence de presse avec son homologue allemand Guido Westerwelle. "Nous avons, nous, pensé qu'une intervention militaire était nécessaire […]. Il n'y aura pas de solution militaire au problème. Il ne peut y avoir qu'une solution politique", a-t-il ajouté par allusion au refus de l'Allemagne d'engager son armée en Libye. Plusieurs autres ministres ont insisté sur cette "solution politique" en soulignant, comme la veille à Doha, que la pression devait être maintenue sur Mouammar Kadhafi pour qu'il quitte le pouvoir.
A Berlin, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a engagé l'OTAN à rester unie et promis que son pays prêterait jusqu'au bout son soutien à l'opération, même si elle s'est gardée de promettre de nouvelles capacités. "Les Etats-Unis ont un engagement vis-à-vis de cette mission partagée. Nous allons soutenir la coalition jusqu'à ce que notre travail soit terminé", a-t-elle dit à ses homologues selon le texte de son intervention. A rebours des déclarations venues ces derniers jours du département américain de la défense, Washington avait indiqué mercredi avoir poursuivi les raids aériens en Libye même depuis que l'OTAN a pris le 31 mars le commandement des opérations, plaçant ainsi les demandes franco-britanniques en porte-à-faux.
DES AVIONS SURVOLENT TRIPOLI
Sur le terrain, des avions ont survolé jeudi la capitale libyenne, où une forte explosion a été entendue notamment dans le secteur de la résidence de Bab Al-Aziziya du colonel Mouammar Kadhafi. Des avions survolaient la capitale depuis jeudi matin. Des journalistes de l'AFP ont entendu au moins un avion de chasse volant à basse altitude, avant d'entendre une forte explosion depuis l'hôtel hébergeant les journalistes à Tripoli, non loin de la résidence du colonel Kadhafi. Des tirs de l'artillerie anti-aérienne ont suivi la détonation.
A Misrata, un porte-parole des insurgés a annoncé que les forces gouvernementales libyennes avaient tiré, jeudi, sur un quartier résidentiel, tuant huit civils. "Ils ont tiré ce matin au moins 80 roquettes Grad pendant une heure et demie sur le quartier résidentiel de Kasr Ahmad, près du port. Pour l'instant nous dénombrons huit martyrs et 20 blessés, a-t-il dit à l'agence Reuters. Ils continuent de tuer les civils. Hier il y a eu cinq morts et 37 blessés dans la population."
Mercredi, les rebelles avaient signalé d'intenses combats dans plusieurs quartiers de Misrata, ajoutant être parvenus à repousser les troupes gouvernementales à l'ouest de la ville côtière. A son arrivée à la réunion de Berlin, Alain Juppé a déclaré que la France n'entendait pas leur fournir des armes, confirmant un virage politique.
En ouverture de la rencontre, jeudi, le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, a estimé que la réunion de la veille avait donné "une bonne base" aux discussions sur les conditions d'un changement politique en Libye, en réclamant le départ de Kadhafi et en octroyant un soutien matériel aux rebelles du Conseil national de transition (CNT). Il a à son tour appelé Kadhafi à quitter le pouvoir. Vivement critiqué par les insurgés, Londres et Paris, qui appellent l'organisation atlantiste à intensifier ses opérations, il a également reconnu que quelques avions supplémentaires permettant de réaliser des attaques au sol sont nécessaires.
A l'heure actuelle, seuls 6 des 28 membres de l'organisation militaire participent activement aux bombardements en Libye – France, Grande-Bretagne, Danemark, Norvège, Belgique et Canada –, Paris et Londres assurant à eux seuls 50 % des sorties. Selon un responsable de l'OTAN, les pays occidentaux manquent de dix avions capables d'exécuter des frappes au sol, des moyens que pourrait fournir Washington, qui dispose d'avions de type A-10 et AC-130 stationnés en Méditerranée.
Pressés par la France et la Grande-Bretagne de revoir leurs contributions à la hausse, l'Espagne, l'Italie, les Pays-Bas et la Suède – non membre de l'OTAN mais représentée à Berlin – n'ont pour l'instant pas accédé à ces demandes. La ministre espagnole, Trinidad Jimenez, a assuré avant la rencontre que Madrid maintiendrait intacte sa contribution de quatre F-18 et d'un avion ravitailleur aux opérations aériennes, tout en remettant en question l'opinion franco-britannique d'un manque de progrès sur le terrain. De son côté, l'Italie n'a pas totalement fermé la porte mais Franco Frattini, le chef de sa diplomatie, a dit qu'il faudrait lui fournir des arguments convaincants.
Anders Fogh Rasmussen a également promis que son organisation continuerait ses opérations en Libye "aussi longtemps que nécessaire" et "ferait tout" pour défendre les civils libyens. Il a précisé que les 28 membres de l'OTAN s'étaient mis d'accord sur une déclaration commune appelant à la poursuite des bombardements tant que les attaques du colonel Kadhafi contre des rebelles libyens se poursuivraient et que ses troupes n'auraient pas regagné leurs casernes. Il a aussi indiqué que cette déclaration rappelait l'engagement des alliés à mettre à disposition de l'organisation aussi longtemps que nécessaire des moyens permettant de maintenir une cadence élevée d'opérations.
UNE SOLUTION "POLITIQUE"
Mais alors qu'il a insisté ces deux derniers jours sur l'importance d'une pression militaire forte et reproché à l'OTAN son manque d'efficacité, le ministre des affaires étrangères français, Alain Juppé, a déclaré à son arrivée dans la capitale allemande qu'il n'y aurait de solution à la question libyenne que politique. "La divergence, elle porte sur les moyens d'atteindre cet objectif [le départ de Kadhafi]", a déclaré le chef de la diplomatie française lors d'une conférence de presse avec son homologue allemand Guido Westerwelle. "Nous avons, nous, pensé qu'une intervention militaire était nécessaire […]. Il n'y aura pas de solution militaire au problème. Il ne peut y avoir qu'une solution politique", a-t-il ajouté par allusion au refus de l'Allemagne d'engager son armée en Libye. Plusieurs autres ministres ont insisté sur cette "solution politique" en soulignant, comme la veille à Doha, que la pression devait être maintenue sur Mouammar Kadhafi pour qu'il quitte le pouvoir.
A Berlin, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a engagé l'OTAN à rester unie et promis que son pays prêterait jusqu'au bout son soutien à l'opération, même si elle s'est gardée de promettre de nouvelles capacités. "Les Etats-Unis ont un engagement vis-à-vis de cette mission partagée. Nous allons soutenir la coalition jusqu'à ce que notre travail soit terminé", a-t-elle dit à ses homologues selon le texte de son intervention. A rebours des déclarations venues ces derniers jours du département américain de la défense, Washington avait indiqué mercredi avoir poursuivi les raids aériens en Libye même depuis que l'OTAN a pris le 31 mars le commandement des opérations, plaçant ainsi les demandes franco-britanniques en porte-à-faux.
DES AVIONS SURVOLENT TRIPOLI
Sur le terrain, des avions ont survolé jeudi la capitale libyenne, où une forte explosion a été entendue notamment dans le secteur de la résidence de Bab Al-Aziziya du colonel Mouammar Kadhafi. Des avions survolaient la capitale depuis jeudi matin. Des journalistes de l'AFP ont entendu au moins un avion de chasse volant à basse altitude, avant d'entendre une forte explosion depuis l'hôtel hébergeant les journalistes à Tripoli, non loin de la résidence du colonel Kadhafi. Des tirs de l'artillerie anti-aérienne ont suivi la détonation.
A Misrata, un porte-parole des insurgés a annoncé que les forces gouvernementales libyennes avaient tiré, jeudi, sur un quartier résidentiel, tuant huit civils. "Ils ont tiré ce matin au moins 80 roquettes Grad pendant une heure et demie sur le quartier résidentiel de Kasr Ahmad, près du port. Pour l'instant nous dénombrons huit martyrs et 20 blessés, a-t-il dit à l'agence Reuters. Ils continuent de tuer les civils. Hier il y a eu cinq morts et 37 blessés dans la population."
Mercredi, les rebelles avaient signalé d'intenses combats dans plusieurs quartiers de Misrata, ajoutant être parvenus à repousser les troupes gouvernementales à l'ouest de la ville côtière. A son arrivée à la réunion de Berlin, Alain Juppé a déclaré que la France n'entendait pas leur fournir des armes, confirmant un virage politique.
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